1er mai. Finance 1 / Grèce 0

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A croire que les tenants du libéralisme européen aiment les symboles. C’est au soir de la fête internationale des travailleurs que le peuple Grec a appris à quelle sauce il allait être mangé.

La Grèce est la première des nations européennes à devoir céder aux exigences délirantes de la finance post crise bancaire. Ou comment faire payer aux peuples les résultats désastreux de ses errements, qui plongèrent le monde au bord du gouffre. Quelle sera la suite ? Tous les États que les fameuses « Agences de notation » auront arbitrairement décidé de mettre dans leurs viseurs se verront-ils imposer un humiliant plan de redressement, qui consiste toujours à démanteler l’État providence et à revenir sur des acquis historiques du mouvement ouvrier ?

 

On ne voit pas comment il pourrait en être autrement si la politique ne reprend pas ses droits dans un monde gouverné par la folie de l’accumulation sans limite du profit. Nous sommes à la croisée des chemins en Europe. Intérêts des peuples ou intérêts des banques ? Démocratie ou prédation ? Nicolas Sarkozy a déjà fait son choix. Il n’avait pas permis à l’État d’intégrer le capital des banques quand il les renfloua en 2007. Aujourd’hui il s’apprête à fondre sur le régime des retraites pour « donner des gages » de « bonne gouvernance économique » aux créditeurs de la France. Raison officielle ? Le choc démographique qui n’aura pas lieu (lire notre « dossier retraite »). Raison officieuse, l’Élysée craint que les agences de notation ne baissent la note de la France, ce qui mettrait à mal sa capacité d’emprunt.

 

Le printemps sera décisif. Lors des dernières élections régionales, les français ont clairement exprimé leur refus de la politique du gouvernement. La majorité sociale et politique du pays exige une politique de justice sociale, qui soit en phase avec cette « France qu’on aime », celle du progrès social et démocratique, celle du projet d’Égalité toujours à construire. C’est au nom de cette majorité et de ses aspirations que nous avons le devoir de tout faire pour empêcher le gouvernement de « passer en force » sur une question aussi cruciale pour l’avenir de notre système de solidarité.

A crise globale réponse globale. Nous devons remettre sur le tapis la question des missions du FMI, de l’indépendance de la BCE, de la place et du rôle des banques dans la société, et en premier lieu de la liberté des marchés financiers. Au nom de quel principe démocratique s’arrogent-ils le droit de présider aux destinées des nations ? Aucun. Notre projet : la démocratie. Revenir à ce qui fonde la gauche : l’Égalité. Construire l’unité de la gauche autour d’une ambition solidaire pour la l’avenir. A la veille des trois ans du mandat présidentiel, il est urgent de poser les bases pour la victoire de la gauche en 2012. Les français l’exigent, la gauche n’a pas le droit d’échouer.

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Par la Rédaction

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