Français, immigrés, même patron même combat

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Les travailleurs immigrés, avec ou sans papiers, s’apprêtent à organiser en mars 2010 le premier boycott économique de l’histoire sociale française, sur le modèle de ce qui s’était fait aux États-Unis il y a quelques années : pendant 24 heures, les travailleurs étrangers avaient arrêté d’étudier, de travailler, d’envoyer leurs enfants à l’école et d’acheter quoi que ce soit. Boycott couronné par une giga manif à Los Angeles de plusieurs millions de personnes.

Imaginons la même chose en France : il y  a fort à parier que, quasi-instantanément, les rues seront sales, les bureaux ne seront plus nettoyés ni rangés, les entrées d’immeubles ne seront plus gardées, pas plus que les petits chérubins de la bourgeoisie des mamans cadres sup’, les hôpitaux s’arrêteront, la trêve hivernale du championnat de foot s’allongera et il n’y aura plus personne en cuisine pour préparer des plats à TVA 5,5 payés 19,6. Ce serait drôle de voir la France tomber en ruines d’un coup, comme ça, juste parce que ces salauds d’immigrés ne travaillent pas.

Ce serait aussi instructif de voir que le prolétariat existe toujours et qu’il (re)prend conscience du poids énorme qu’il représente dans la société. Comme disait un vieux communiste français : pas une roue ne tourne, pas une lumière ne brille, pas un téléphone ne sonne sans la permission de la classe ouvrière.

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Par la Rédaction

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